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La réco du rural à Maroilles

"Invités au festin"

Le 18 mars 2018 à Maroilles, c’était « Invités au festin » la réco en rural sur le thème de l’alimentation.

 

L’alimentation, c’est  toute une histoire depuis la nuit des temps, que Jean-Marc Bocquet a tenté de résumer. Les chasseurs cueilleurs de la préhistoire vinrent à apprivoiser le feu qui rendit possible la cuisson les aliments tandis que la sédentarisation provoqua la naissance de l’agriculture. L’histoire et les échanges entre les hommes apportèrent par vagues successives  des légumes et fruits nouveaux et une diversification de l’alimentation. L’ère industrielle a  bouleversé la production des aliments avec la mécanisation, l’introduction de la chimie et l’élaboration industrielle de produits transformés. Les doigts sont restés pendant longtemps la seule manière de prendre la nourriture dans le plat commun. La fourchette vint individualiser le repas à partir du XVII ème siècle mais son usage ne s’est généralisé qu’au XXième.

 Si la subsistance physiologique est le premier besoin auquel répond la recherche de nourriture, le repas «  a une puissance symbolique qui fonde et exprime l’existence du groupe ». Lieu de fête, de convivialité, le repas exprime une certaine communion et les religions l’ont bien compris, qui accordent au repas une place centrale même si elles l’accompagnent de périodes de privations, de jeûnes dont le but est de se tourner vers Dieu et vers ceux qui sont dans le manque.

    La position sociale est aussi déterminante dans le rapport des hommes à leur alimentation. Riches et pauvres ne mangent pas aux mêmes tables, ne bénéficient pas de la même qualité de cuisine, n’ont pas accès à la même quantité de nourriture et en la matière les disparités demeurent criantes même dans une société d’abondance.

   Depuis quelques décennies une réaction se manifeste qui souhaite voir émerger de méthodes de culture et de transformation plus respectueuses de l’environnement, de la biodiversité et qui garantissent mieux la santé. Cependant, l’accaparement des terres au profit d’investisseurs peu scrupuleux et la course aux profits inconsidérés demeurent d’actualité.

 

Trois ateliers furent ensuite proposés aux participants invités à jouer à un jeu proposé par le CCFD Terre solidaire et qui met en évidence les pratiques commerciales qui conduisent les uns vers le plus en plus et les autres vers le moins en moins. Un second atelier était consacré au jeûne, son histoire, son intérêt, sa signification, sa symbolique. Le troisième atelier passait à table autour d’un repas familial : comment le réussir ou le faire capoter : les bonnes et mauvaises recettes.

 

Le repas fut composé des mets originaux, de recettes venues d’autres pays qui furent présentés puis partagés : Balade gustative qui mena de l’Inde au Liban, du Magreb aux pays du Nord dans une ambiance conviviale.

                                                                                                                                             Pierre Descamps

Article publié par cmr • Publié Vendredi 20 avril 2018 - 16h13 • 80 visites

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