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Voeux 2009

Chers ami(e)s, Il est loin, le temps du cours tranquille des choses. Notre monde ne cesse de changer, de muter, d’évoluer. Des évènements qui surprennent notre tranquillité ou nos prévisions : la tornade à Hautmont, Barak Obama à la Maison Blanche...

DIOCESE  DE  CAMBRAI   -   Apostolat des Laïcs

Marité COLPART -  P.Jean-Marc BOCQUET           

 

      Chers ami(e)s, 

      Il est loin, le temps du cours tranquille des choses. Notre monde ne cesse de changer, de muter, d’évoluer. Des évènements qui surprennent notre tranquillité ou nos prévisions : la tornade à Hautmont, Barak Obama à la Maison Blanche, la crise financière, les tourmentes sociales et politiques, les guerres muettes au Congo, etc…, etc…Une constante quand même : les premières victimes, par masses entières, ce sont les plus vulnérables.

      Cette situation d’instabilité, de mutation, de crise, parmi laquelle nous essayons de naviguer, est un défi. Pour les chrétiens en particulier. Peut-être sont-ils plus avisés à voir cet étonnant message : on aurait tout pour désespérer, pour baisser les bras, pour se révolter. Mais non. Il y a du ressort au cœur des malheurs, des gens rebondissent, se retroussent les manches, changent leur mode de vie. A une condition : qu’ils soient ensemble. Le vrai drame, ce sont ceux qui sont seuls, délaissés, privés de relations. Nous le disons : l’Espérance peut naître. On en entend beaucoup parler, en ce moment, de l’Espérance. Du côté des mouvements ou des services: les rapports d’orientation, les rassemblements en font leur thème majeur. « Dis-moi ton Espérance » était le titre du colloque de la Mission Ouvrière de la province, en octobre. Ce monde est à aimer, pas à fuir ou détester.

      C’est là-dessus qu’à l’Apostolat des Laïcs, nous nous sentons en prise. Pour que l’Eglise, encore et toujours, porte et fasse fructifier la Bonne Nouvelle, que la vie vaut d’être vécue. Que le Salut qui nous est donné en Jésus, nous pouvons le saisir au creux des jours. Deux aspects vitaux me semblent émerger et s’accomplir en cette année, pour que vive la Parole en actes :

  • être impliqués dans notre société, comme elle est. Comme croyants, nous ne sommes ni au-dessus, ni à côté des débats qui donnent forme à notre monde. Au coude à coude, au cœur à cœur avec tous nos frères et sœurs en humanité. Fuir, c’est mourir.
  • Aborder ce monde avec un regard particulier, celui dont Jésus a regardé ceux qu’il croisait sur la route : bienveillance, compassion, tendresse.

          Savoir distinguer l’essentiel de la futilité. Il y a la crise, c’est vrai. Mais notre mission ne serait-elle pas de redire, en cette société désaxée par le matérialisme, qu’on peut vivre mieux sans gagner plus. Vivre mieux, parce que ce qui vaut dans le vie, c’est de savoir créer la relation, donner de ce trésor inépuisable que tous nous portons : l’amour.

          Comme chrétiens engagés, j’ai l’impression que nous sommes appelés

    - à promouvoir, comme le suggéraient les évêques de France en 1982, de « nouveaux modes de vie »

    - à oser, à créer, à rassembler.

    Et ça marche. Dans le quotidien comme à l’occasion d’évènements marquants. Comme ceux qui s’annoncent : la JOC à la Courneuve, le 4 mai 2009. Le 80ème de la JAC-MRJC, et la fête des mouvements ruraux, les 4 et 5 juillet, à Orchies. Les Assises du Territoire, qui continuent à se déployer. Une Eglise séduisante : 6  personnes jeunes qui s’engagent comme permanents au service de la Pastorale en rural. Une Eglise qui va au-devant des jeunes : la Mission Ouvrière propose tous azimuts d’inviter des ados et de jeunes adultes au rassemblement du 4 mai.

          Alors, pour 2009, nous distinguons quelques appels, dont nous pouvons nous saisir, selon nos talents. Dans l’audace et la confiance.

  • appuyer notre confiance en Dieu sur un dialogue décomplexé avec le monde de la culture : universités, milieux artistiques (voyez la fresque de Raismes), expressions contemporaines (internet, musique…). Oser se placer sous le regard des sciences humaines.
  • Créer des passerelles, mutualiser, mettre en commun nos sensibilités et nos savoir-faire.
  • ëtre présents aux fêtes et rassemblements populaires : pélerinages, fêtes locales, journées des services ou mouvements.
  • Enoncer et faire connaître une parole croyante sur l’économie et la vie sociale : l’ACI, le MCC, l’ACO, les EDC sont à ce sujet les experts de l’Eglise.
  • Mettre en œuvre la force des gestes symboliques, comme projet déjà vécu d’une société respectueuse des personnes, bienveillante aux humbles, vivant de confiance, selon l’esprit de Jésus-Christ.
 

            Décidément, pas de chômage pour nous…Il y a de la lumière dans la brume… 
 

                                          Bonne année 2009 !

Article publié par • Publié Mardi 16 déc 2008 - 10h09 • 5656 visites

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